
Noms communs : Curcuma
Nom botanique : Curcuma longa, C. domestica, C. aromatica, famille des zingibéracées (comme le gingembre).
Partie utilisée : Rhizome (partie souterraine noueuse et branchue, improprement nommée racine).
Habitat et origine : Originaire de l'Inde, cette plante vivace tropicale pousse également en Chine. On la cultive de nos jours sous tous les climats tropicaux.
Proche du gingembre, cette épice superbe, orange et veloutée, au parfum subtil, légèrement terreux, est très utilisée en Ayur-Véda. Ses propriétés se révèlent peu à peu au regard de la science
moderne, qui découvre enfin ses bienfaits !
En sanscrit, le curcuma se nomme Haridra
Digestif et carminatif, le curcuma contribue à une bonne digestion, assimilation et élimination.
Le curcuma stimule la réponse immunitaire des cellules grâce à son effet détoxifiant. Il active la circulation et apaise les douleurs menstruelles.
On remarque que les populations qui utilisent le curcuma régulièrement dans leur alimentation sont moins sujets aux maladies cardio-vasculaires (la cause première des décès dans nos pays
industrialisés).
Les principes actifs du curcuma, les curcuminoïdes sont des antioxydants très puissants, ce qui explique un certain nombre des indications médicinales traditionnelles de cette plante, notamment
pour le traitement de divers troubles inflammatoires : soulagement des douleurs arthritiques, rhumatismales ou menstruelles, traitement de diverses inflammations cutanées ou ophtalmologiques,
etc.

Quelques conseils pratiques
Utiliser le curcuma régulièrement dans la préparation des plats (le dahl, ou
soupe de lentilles, les légumes).
Le mélange curcuma, sel de roche et poivre noir saisi dans du ghî (beurre clarifié) est une nourriture stimulante et enrichissante pour les cellules nerveuses et le cerveau tout
particulièrement.
Une pincée de curcuma dans un verre de lait chaud est un excellent remède contre la toux, et une bonne prévention aussi.
Préparer une décoction ou une infusion à raison d'une cuillerée à thé de poudre de curcuma pour une grosses tasse d'eau, cuire quelques minutes, ou simplement infuser dans de l'eau bouillante
durant une dizaine de minutes. Boire une ou deux tasses par jour.
Il existe aussi dans le commerce des teintures de curcuma, à prendre en gouttes dans de l'eau, à consommer régulièrement. Stimule les fonctions hépatiques.
Une pâte de poudre de curcuma et de ghî appliquée immédiatement sur une brûlure ou une blessure soulage et facilite la guérison et
la cicatrisation.
Le curcuma est aussi efficace pour :
Prévenir ou combattre le cancer, traiter les ulcères gastriques, réduire l’inflammation.
Traiter les troubles digestifs.
Traiter les ulcères gastriques, soulager l'arthrite rhumatoïde, les troubles menstruels.
En usage externe - Traiter les maladies de la peau.
Recherches
La Commission E et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l'efficacité des rhizomes du curcuma pour traiter la dyspepsie, c’est-à dire des troubles digestifs comme les maux d’estomac,
les nausées, la perte d'appétit ou les sensations de surcharge.
Au cours d'un essai à double insu sur 116 sujets souffrant de dyspepsie, le curcuma a été nettement plus efficace qu’un placebo pour soulager les symptômes des participants1. La tradition
européenne veut que la dyspepsie soit souvent causée par un dysfonctionnement biliaire. Le curcuma pourrait également agir sur ce plan, selon les résultats d’un essai clinique avec placebo mené
auprès de 76 sujets souffrant de coliques biliaires traités avec une préparation de chélidoine et de curcuma.
Des études in vitro et sur des animaux indiquent que le curcuma aurait des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique, ce qui tend à confirmer cet usage traditionnel. Au cours d’une étude sans
placebo, des chercheurs ont observé une régression complète des ulcères d’estomac chez 75 % des 25 sujets après la consommation de 3 g de curcuma par jour durant 12 semaines.
Plusieurs essais préliminaires ont tenté d’évaluer l’efficacité du curcuma (seul ou en combinaison avec d’autres substances5) pour soulager l’inflammation, avec des résultats souvent prometteurs.
Par exemple, au cours d’un essai comparatif croisé publié en 1980 et portant sur 18 sujets souffrant d’arthrite rhumatoïde, la prise de 1 200 mg de curcumine par jour durant deux semaines a
réduit les symptômes des participants (par exemple les raideurs matinales). En 1986, au cours d’un essai clinique sur 45 sujets, la curcumine (1 200 mg par jour) a été aussi efficace que la
phénylbutazone pour soulager les douleurs postopératoires4.
Par ailleurs, des chercheurs indiens se sont intéressés aux effets thérapeutiques de la curcumine sur l’inflammation oculaire.
Les données d'études épidémiologiques indiquent que la prévalence du cancer du côlon est nettement moins élevée dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de curcuma. Des dizaines d’études in vitro et sur des animaux démontrent que la curcumine possède une activité anticancéreuse (côlon, estomac, bouche, peau, sein, prostate,
leucémie), bien qu'on n'en connaisse pas encore tous les mécanismes. En inhibant la production de cytokines (molécules à l’origine du processus inflammatoire), la curcumine pourrait possiblement
freiner la croissance des tumeurs cancéreuses.
Un essai préliminaire (16 sujets) laisse penser que la consommation de curcuma pourrait être associée à une baisse de production des mutagènes (risque de cancer) chez les fumeurs10. Diverses
autres études préliminaires (observations cliniques, essais de petite envergure) soutiennent l’hypothèse d’un effet protecteur, voire curatif, du curcuma contre le cancer, notamment le cancer
colorectal (à raison de 3,6 g de curcumine par jour).
Le curcuma pourrait également se révéler utile dans le traitement des lésions cutanées cancéreuses11 et des brûlures causées par la radiothérapie. Un essai a été mené sur 25 sujets souffrant de
diverses lésions précancéreuses et cancéreuses. Les résultats sont prometteurs au chapitre du potentiel anticancéreux de la curcumine.
Maladie d’Alzheimer. Des observations in vitro et in vivo indiquent que certains composés du curcuma, dont la curcumine, pourraient contrer la maladie d’Alzheimer. Des études cliniques sont
présentement en cours.
Bibliographies
Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed). Expanded Commission E Monographs, American Botanical
Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.
Ernst E (Dir). The Desktop Guide to Complementary and Alternative Medicine. Harcourt Publishers Limited, Angleterre, 2001.
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 21 mars 2006].
www.ncbi.nlm.nih.gov
Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements - Turmeric, Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 11 novembre 2005]. www.naturalstandard.com
Organisation mondiale de la santé. WHO monographs on selected medicinal plants, vol. 1, Suisse, 1999.
Pizzorno JE Jr, Murray Michael T (Ed). Textbook of Natural Medicine, Churchill Livingstone, États-Unis, 1999.
The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Herbs & Supplements - Turmeric, ConsumerLab.com. [Consulté le 11 novembre 2005]. www.consumerlab.com
Therapeutic Research Faculty (Ed). Turmeric, Natural Medicines Comprehensive Database. [Consulté le 11 novembre 2005]. www.naturaldatabase.com
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires





